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Workshop

Le Mur

L’ESAH et l’ENSPAC font le Mur
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Delfine Boeschlin, 9 février 2010

Une proposition de Edouard Fdida et Grégoire Leduey — Workshop "le MUR" 11 février 2010
Une proposition de Edouard Fdida et Grégoire Leduey — Workshop « le MUR » 11 février 2010

Reportage de Sylvie Alba de l’association Faire le Mur sur son blog.

Images, interviews et rédaction.

http://lemurdoberkampf.over-blog.com/article-le-mur-by-l-enspac-l-esah-et-zoom-45693967.html

Vidéos des travaux et interviews des étudiants

Delphine Boeschlin commence le Mur

Le mur de Stéphane Loye est attaqué par ses camarades

Interview de Théo Robine Langlois

Interview d’Eléonore de Margerie

Interview de Gregoire Leduey

Interview de Stephen Loye

Un time Lapse d’un affichage sur 2 heures

Delphine Boeschlin et Kevin Cadinot

Affichage final avec Mlle Claudia Tenant

Ressource videos et images sur Le MUr

pour illustrer vos mémoires, corpus et assurer vos bilans…

http://printemp03.free.fr/lemur

L’ESAH et l’ENSPC font le Mur
L’association le M.U.R. met à la disposition de l’ESAH (Ecole Supérieure d’Art du Havre) et de l’ENSPC (Ecole Nationale Supérieure de Paris Cergy) le panneau de 3X8m situé au croisement des rues Oberkampf et St Maur dans le 11ème à Paris.
Chaque jour des étudiants de ces deux écoles, sous la direction de quatre artistes enseignants, vont élire résidence et se confronter à la réalité d’une pratique artistique dans l’espace urbain.

Workshop « Le Mur »
Février 2010 Avec les étudiants de l’ENSPAC et l’ESAh
Coordination pédagogique Eric Maillet, Christophe Cuzin, Yann Owens et Stéphane Trois Carrés
Association « le Mur » Jean Faucheur, Bob Jeudy

Report de l’événement sur facebook

L’ESAH et l’ENSPC font le Mur

L’association le M.U.R. met à la disposition de l’ESAH (Ecole Supérieure d’Art du Havre) et de l’ENSPC (Ecole Nationale Supérieure de Paris Cergy) le panneau de 3X8m situé au croisement des rues Oberkampf et St Maur dans le 11ème à Paris.

Etudiants participant au Mur 2010

Delphine Boeschlin (ESAH art Graphique)
Claudia Tennant (ENSPAC)
Eléonore de Margerie (ENSPAC)
Lea Portier (ENSPAC)
Kevin Cadinot (ESAH art)
Stephen Loye (ENSPAC)
Theo Robine Langlois (ENSPAC)
Grégoire Leduey (ESAH art Graphique)
Edouard Fdida (ESAH art Graphique)
Quentin Mocquart (ESAH art Graphique)
Charly Tilmant (ESAH art Graphique)

Le grand paradoxe de l’enseignement artistique est cette exigence d’autonomie et cette nécessité d’acquérir des compétences pratiques. Ainsi l’étudiant se retrouve dans la double contrainte d’une écoute attentive, de l’acquisition de geste connu et de la définition de son projet personnel. Cette apparente contradiction disparait dans la réalisation d’un projet pour lequel il s’est totalement investi. Cela permet au cours du partage d’expérience avec le groupe et l’enseignant de mettre en place un dialogue entre l’action artistique, ses motivations et son principe.

Le projet « Le Mur » fut exemplaire dans ce sens où l’investissement des étudiants et des enseignants fut total.

Tant sur la qualité des dialogues et du partage de compétence. Assurant durant une semaine une dizaine de proposition de la dimension du mur, les étudiants de l’ENSPAC et l’ESAH ont rapidement compris les possibilités et les problématiques offertes par cette surface de 3 mètres par 6 mètres située au coin de la rue Oberkampf et de la rue Saint Maur.

Très rapidement, ils ont pris en compte la nécessité d’un renouvellement rapide, voir immédiat des propositions plastiques.

N’hésitant pas à offrir un travail lentement élaboré comme support à la proposition suivante.

En 1985, Jean Faucheur et Stéphane Trois Carrés réunissent quelques uns des étudiants de l’ENSAD pour faire des affiches peintes hebdomadairement collées sur les panneaux d’affichages parisiens. Les « Frères Ripoulin » ignoraient la dimension du geste et ne pouvait anticiper l’histoire que cela allait développer.

Essentiellement soucieux de l’énergie, peu soucieux des postures esthétiques. L’acte de coller son travail rendu visible à tous, offert et précaire modifiait le rapport à la peinture.

Alors qu’en 2010, l’Art dans la ville est devenu un sujet d’enseignement universitaire, Jean Faucheur et l’Association « le Mur » mettent un espace à disposition aux artistes. Les liens créé par les individus ont permis de rejouer cette histoire centrifuge des étudiants, soumis à la rue, aux contraintes du grand format, de la rapidité et l’économie de moyen, agissant ainsi avec une immense liberté. L’école d’art a existé ainsi pendant une semaine au coin de deux rues parisiennes, dans le froid et la neige, avec un aller retour entre la quiétude accueillante du bar adjacent et l’étonnant spectacle de la rotation des propositions d’étudiants mises au grand jour.

La semaine a commencé avec une proposition de Kevin Cadinot qui souhaitait que le mur puisse commencer sur du blanc, préparant le travail de Delphine Boeschlin délicatement élaborée dans l’atelier de Yann Owens au Havre, elle distribue des phylactères colorés et muets comme l’expression du potentiel de tous les discours possibles que ce panneau peut porter. Stéphane Loye de l’ENSPAC ouvre le dialogue inter-école en collant la première affiche sur le travail de Delphine, ces jeux de mots sur le son « mo » apparaissent comme un contrepoint au laconisme coloré de Mlle Boeschlin. l’action de Stéphane lui permet d’identifier rapidement les dynamiques entre l’idée et sa réalisation dans les conditions du Mur, comme ses camarades Claudia Tennant etThéo Robine-Langlois qui viendront peindre son travail et perturber les compositions rémanentes des prédécesseurs.

Pour la nuit, Eléonore de Margerie dessine en réserve une ligne graphique au cutter.

Le mur déjà saturé a du être remis à zéro le matin pour accueillir la proposition de Grégoire Leduey et Edouard Fdida ; magnifiiant une petite annonce avec ses languettes de numéros de téléphone arrachables. promotion ironique du statut de graphiste, ils n’ont reçus aucun appel… Leur annonce disparaissant aussi vite que celle en petit format pour laisser place à un aphorisme écrit avec un alphabet créé par Kentin Mocquart et Charly Tilmant.

Les propositions plastiques oscillant entre l’exigence la plus méticuleuse et le désordre intuitif. Antoine reprend le travail proposé par les graphistes havrais pour mettre en place une action de « graffeur » soulignant et faisant disparaitre certains éléments de la structure précédente. Dans la soirée Stephen Loye revient sur le mur avec une nouvelle proposition s’insérant dans ce vient d’être réalisé, un ruban de scotch métalisé reprend les éléments de la composition pour faire surgir le dessin du Mur hors de ses limites, miroitant dans la lumière nocture l’intervention prend toute sa force avec l’éclairage miroitant de l’hiver parisien.

la météo reste mauvaise, giboulées de neige alternant avec vent glacial gelant la colle et la peinture. Qu’importe les interventions se suivent régulièrement. C’est avec curiosité que l’équipe attendait l’intervention de Mlle Léa Portier, réalisée durant deux jours dans les ateliers de l’ENSPAC sa peinture était une collection de signes obscènes, de phrases provocantes et graffitis nerveux d’une sexualité ironique et amusée. Semblable aux oeuvres de « bad Painting » l’oeuvre fut affichée avec difficulté, non pour la raisons du sujet mais pour des raisons techniques. L’affichage devenant de plus en plus difficile, le vent et le gel étant de la partie, cela a concouru au débraillé et à la malséance du travail de Mlle Portier, portant son option esthétique plus loin qu’elle ne l’avait prévue…Et c’est avec enthousiasme que Mlle Claudia Tennant affiche 3 mètres par 8 mètres d’un dripping survolté concluant les dernières interventions individuelles ;

« All Over » laissant place à la catharsis collective de la peinture blanche sur le mur…Collant les images faites au cours de l’histoire du lieu, combinant des affichettes A3 sur la peinture blanche bouclant ainsi le débat de la peinture et de l’image en une mise en abyme sur la surface saturée.

Jean Faucheur a accompagné le projet avec une bienveillance discrète et distante, soucieux de laisser le projet en liberté. Christophe Cuzin d’une autre façon était soucieux que l’équilibre entre préparation et improvisation soit suffisamment ouvert pour que les projets puissent trouver leur propre cheminement. Tout était prêt pour que cela puisse devenir un « zone d’autonomie temporaire » et c’est jours après jours l’expérience aidant que l’autonomie est apparue. les étudiants s’appropriant l’organisation du Workshop.

Accrochage de Lea Portier
C’est avec curiosité que l’équipe attendait l’intervention de Mlle Léa Portier, réalisée durant deux jours dans les ateliers de l’ENSPAC sa peinture était une collection de signes obscènes, de phrases provocantes et graffitis nerveux d’une sexualité ironique et amusée. Semblable aux oeuvres de « bad Painting » l’oeuvre fut affichée avec difficulté, non pour la raisons du sujet mais pour des raisons techniques. L’affichage devenant de plus en plus difficile, le vent et le gel étant de la partie, cela a concouru au débraillé et à la malséance du travail de Mlle Portier, portant son option esthétique plus loin qu’elle ne l’avait prévue…

Pixilation du collage du travail de Quentin Mocquart et Grégoire Le Duey
Le mur déjà saturé a du être remis à zéro le matin pour accueillir la proposition de Grégoire Leduey et Edouard Fdida ; magnifiant une petite annonce avec ses languettes de numéros de téléphone détachables. promotion ironique du statut de graphiste, ils n’ont reçus aucun appel… Leur annonce disparaissant aussi vite que celle en petit format pour laisser place à un aphorisme écrit avec un alphabet créé par Kentin Mocquart et Charly Tilmant.
Les propositions plastiques oscillant entre l’exigence la plus méticuleuse et le désordre intuitif.


L’association le M.U.R. met à la disposition de l’ESAH (Ecole Supérieure d’Art du Havre) et de l’ENSPC (Ecole Nationale Supérieure de Paris Cergy) le panneau de 3X8m situé au croisement des rues Oberkampf et St Maur dans le 11ème à Paris.
Le grand paradoxe de l’enseignement artistique est cette exigence d’autonomie et cette nécessité d’acquérir des compétences pratiques. Ainsi l’étudiant se retrouve dans la double contrainte d’une écoute attentive, de l’acquisition de geste connu et de la définition de son projet personnel. Cette apparente contradiction disparait dans la réalisation d’un projet pour lequel il s’est totalement investi. Cela permet au cours du partage d’expérience avec le groupe et l’enseignant de mettre en place un dialogue entre l’action artistique, ses motivations et son principe.
Le projet « Le Mur » fut exemplaire dans ce sens où l’investissement des étudiants et des enseignants fut total.
Tant sur la qualité des dialogues et du partage de compétence. Assurant durant une semaine une dizaine de proposition de la dimension du mur, les étudiants de l’ENSPAC et l’ESAH ont rapidement compris les possibilités et les problématiques offertes par cette surface de 3 mètres par 6 mètres située au coin de la rue Oberkampf et de la rue Saint Maur.
Très rapidement, ils ont pris en compte la nécessité d’un renouvellement rapide, voir immédiat des propositions plastiques.
N’hésitant pas à offrir un travail lentement élaboré comme support à la proposition suivante.
En 1985, Jean Faucheur et Stéphane Trois Carrés réunissent quelques uns des étudiants de l’ENSAD pour faire des affiches peintes hebdomadairement collées sur les panneaux d’affichages parisiens. Les « Frères Ripoulin » ignoraient la dimension du geste et ne pouvait anticiper l’histoire que cela allait développer.
Essentiellement soucieux de l’énergie, peu soucieux des postures esthétiques. L’acte de coller son travail rendu visible à tous, offert et précaire modifiait le rapport à la peinture.
Alors qu’en 2010, l’Art dans la ville est devenu un sujet d’enseignement universitaire, Jean Faucheur et l’Association « le Mur » mettent un espace à disposition aux artistes. Les liens créé par les individus ont permis de rejouer cette histoire centrifuge des étudiants, soumis à la rue, aux contraintes du grand format, de la rapidité et l’économie de moyen, agissant ainsi avec une immense liberté. L’école d’art a existé ainsi pendant une semaine au coin de deux rues parisiennes, dans le froid et la neige, avec un aller retour entre la quiétude accueillante du bar adjacent et l’étonnant spectacle de la rotation des propositions d’étudiants mises au grand jour.
La semaine a commencé avec une proposition de Kevin Cadinot qui souhaitait que le mur puisse commencer sur du blanc, préparant le travail de Delphine Boeschlin délicatement élaborée dans l’atelier de Yann Owens au Havre, elle distribue des phylactères colorés et muets comme l’expression du potentiel de tous les discours possibles que ce panneau peut porter. Stéphane Loye de l’ENSPAC ouvre le dialogue inter-école en collant la première affiche sur le travail de Delphine, ces jeux de mots sur le son « mo » apparaissent comme un contrepoint au laconisme coloré de Mlle Boeschlin. l’action de Stéphane lui permet d’identifier rapidement les dynamiques entre l’idée et sa réalisation dans les conditions du Mur, comme ses camarades Claudia Tennant etThéo Robine-Langlois qui viendront peindre son travail et perturber les compositions rémanentes des prédécesseurs.
Pour la nuit, Eléonore de Margerie dessine en réserve une ligne graphique au cutter.
Le mur déjà saturé a du être remis à zéro le matin pour accueillir la proposition de Grégoire Leduey et Edouard Fdida ; magnifiiant une petite annonce avec ses languettes de numéros de téléphone arrachables. promotion ironique du statut de graphiste, ils n’ont reçus aucun appel… Leur annonce disparaissant aussi vite que celle en petit format pour laisser place à un aphorisme écrit avec un alphabet créé par Kentin Mocquart et Charly Tilmant.
Les propositions plastiques oscillant entre l’exigence la plus méticuleuse et le désordre intuitif. Antoine reprend le travail proposé par les graphistes havrais pour mettre en place une action de « graffeur » soulignant et faisant disparaitre certains éléments de la structure précédente. Dans la soirée Stephen Loye revient sur le mur avec une nouvelle proposition s’insérant dans ce vient d’être réalisé, un ruban de scotch métalisé reprend les éléments de la composition pour faire surgir le dessin du Mur hors de ses limites, miroitant dans la lumière nocture l’intervention prend toute sa force avec l’éclairage miroitant de l’hiver parisien.
la météo reste mauvaise, giboulées de neige alternant avec vent glacial gelant la colle et la peinture. Qu’importe les interventions se suivent régulièrement. C’est avec curiosité que l’équipe attendait l’intervention de Mlle Léa Portier, réalisée durant deux jours dans les ateliers de l’ENSPAC sa peinture était une collection de signes obscènes, de phrases provocantes et graffitis nerveux d’une sexualité ironique et amusée. Semblable aux oeuvres de « bad Painting » l’oeuvre fut affichée avec difficulté, non pour la raisons du sujet mais pour des raisons techniques. L’affichage devenant de plus en plus difficile, le vent et le gel étant de la partie, cela a concouru au débraillé et à la malséance du travail de Mlle Portier, portant son option esthétique plus loin qu’elle ne l’avait prévue…Et c’est avec enthousiasme que Mlle Claudia Tennant affiche 3 mètres par 8 mètres d’un dripping survolté concluant les dernières interventions individuelles ;
« All Over » laissant place à la catharsis collective de la peinture blanche sur le mur…Collant les images faites au cours de l’histoire du lieu, combinant des affichettes A3 sur la peinture blanche bouclant ainsi le débat de la peinture et de l’image en une mise en abyme sur la surface saturée.
Jean Faucheur a accompagné le projet avec une bienveillance discrète et distante, soucieux de laisser le projet en liberté. Christophe Cuzin d’une autre façon était soucieux que l’équilibre entre préparation et improvisation soit suffisamment ouvert pour que les projets puissent trouver leur propre cheminement. Tout était prêt pour que cela puisse devenir un « zone d’autonomie temporaire » et c’est jours après jours l’expérience aidant que l’autonomie est apparue. les étudiants s’appropriant l’organisation du Workshop.

 




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